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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 21:16
Costume de la reine de coeur
Costume de la reine de coeur

Une petite photo du week end dernier pour vous montrer le résultat final de mon costume de reine-de-coeur-pour-gros-ventre. J'ai finalement laissé le plastron de côté : non seulement par manque de temps mais aussi parce que ça n'aurait pas fait une silhouette très gracieuse. Bref, ça ne pouvait être que moche.

Pour la jupe, j'ai fait au plus simple, du coup, on est assez loin de l'origine. Pour être honnête, il s'agit d'un concours de circonstances. Je pensais avoir assez de velour rouge pour faire le devant de la jupe, mais il c'est avéré que le morceau en stock était beaucoup plus petit que ce que je pensais. Il n'en restait en fait qu'assez pour les décorations. Heureusement que j'avais assez de jersey noir pour faire la jupe. Si j'avais eu le temps (et de la peinture rouge) j'aurais bien aimé peindre des coeurs rouges et dorés, mais faute de mieux, j'ai juste cousu un ruban froncé sur le ventre... ce qui finalement ne rend pas mal et me fait assez rire.

Comme prévu, le haut a été réalisé sur la base d'un spencer (je reviendrai dans un autre post sur le patron) mais il a fallu pas mal modifier la forme de base. J'ai donc modifié les manches longues du patron (que j'ai aussi utilisées pour la partie dorée) pour en faire les manches ballons. Et puis il a fallu faire le col... ce qui dépasse clairement mes compétences en patronage. Qu'à cela ne tienne, j'ai utilisé du piffomètre, mon mannequin et un col coupé dans une vieille chemise pour obtenir un truc qui tient la route. Le plus long dans l'affaire a certainement été de coudre les petites décorations rouges.

Pas de problème particulier pour le maquillage, même s'il ne faut pas avoir peur du blanc de clown. Et pour la coiffure, j'ai détourné la technique des chignons du genre Gibson girls ou Belle époque. Le tout bien crépé et laqué en orange. J'avais juste ouiblié que la dernière fois que j'avais utilisé cette méthode pour le chapelier fou, j'étais blonde, du coup la couleur orange était bien plus nette.

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 22:02
La dentellière de Vermeer
La dentellière de Vermeer

Il y a maintenant deux ans et demi, j’ai eu l’occasion de présenter une conférence sur l’histoire de la dentelle à la boutique Temps d’élégance. C’est un sujet qui me tient à cœur depuis longtemps, à la fois en tant qu’historienne, passionnée par l’histoire de la mode et des techniques et en tant que dentellière : je connais les bases pour la dentelle aux fuseaux.

J’ai donc eu envie de reprendre mes notes et de vous proposer une série de posts sur l’histoire de la dentelle.

Il existe en fait assez peu de recherches historiques sur l’histoire de la dentelle, ce qui s’explique en partie par la difficulté d’accès aux archives, quand elles existent, mais aussi par l’idée que la dentelle est un petit morceau de textile périssable et futile, peut-être un des aspects les plus légers du costume et donc un sujet fort léger en soi.

L’essentiel de la littérature accessible sur la question s’intéresse à l’identification des dentelles en fonction de leur provenance, le plus souvent régionale. Cette approche pose plusieurs problèmes. D’abord cela laisse une large place au régionalisme tel que le pratiquaient les folkloristes du XIXe siècle et qui tend à créer une inévitable hiérarchie entre les régions et leur savoir-faire. Mais ce genre de jugement de valeur ne nous emmène pas loin. D’autre part, l’appellation des dentelles est souvent trompeuse car elle ne correspond pas forcément à leur lieu de fabrication. Ainsi la dentelle d’Angleterre ne fut pas fabriquée en Angleterre mais fabriquée en Belgique, à destination du marché anglais. Notez aussi que la dynamique de copies et d’imitations est au cœur de l’évolution de la dentelle en fonction des modes. Dans cette logique il est normal de copier LA dentelle à la mode, quelque soit sa provenance. Identifier l’origine d’une dentelle n’apporte donc pas une grande valeur ajouté pour la compréhension historique du phénomène.

Essayons donc de définir ce qu’est la dentelle. Et ça n’a rien d’évident, comme le prouve la définition que propose Wikipédia « Une dentelle est un tissu sans trame ni chaîne, généralement en fil de soie, lin, nylon ou fibres plus riches selon les cas, exécuté par les dentellières à la main ou à la machine, à l'aide de points semblables ou non formant un dessin, à bords dentelés ou non. » Bref, la dentelle peut être fait dans à peu près n’importe quelle matière, à la machine ou pas et sans technique précise… Ca ne nous avance pas beaucoup.

Deuxième essai, le Petit Robert nous propose : 1- tissu très ajouré sans trame ni chaine, orné de dessins opaques variés et qui présente généralement un bord en forme de dent. La dentelle est donc un textile autonome, contrairement aux ornements que sont la broderie ou les jours et elle n’est pas faite avec un métier à tisser (l’absence de chaine et de trame était déjà noté par wiki).

Beaucoup de livres définissent la dentelle à partir de la technique employée et se limitent alors à deux types de dentelles : dentelle aux fuseaux et dentelle à l’aiguille. Mais je trouve que cela est trop limité. En effet il existe d’autres techniques qui méritent le nom de dentelle (souvent apparues au XIXe siècle). Ainsi, la dentelle irlandaise est une technique de crochet. Le macramé tel qu’il est pratiqué à Gênes peut être d’une grande finesse. Enfin l’époque victorienne adorait les grands châles en tricot, assez fin pour passer dans une alliance. A cette liste de technique, on peut aussi ajouter le macramé.

Histoire de la dentelle (1) : définitions
Histoire de la dentelle (1) : définitions
Histoire de la dentelle (1) : définitions

Un dernier mot sur le paradoxe de la dentelle. Si on trouve des dentelles dans de nombreuses matières (soie, coton et même fils métalliques), les premières dentelles, et les plus emblématiques, sont en simple lin : un matériel peu couteux, largement répandu et qui n’a l’air de rien. Toute la valeur ajoutée vient de la technique, de la main qui tient le fil et qui pourtant fut souvent payée une bouchée de pain. Et ce sont ces mêmes fils de lin savamment entrelacés qui attinrent des prix capables de ruiner la noblesse à la cour de Versailles.

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 20:51
La reine de coeur selon Tim Burton
La reine de coeur selon Tim Burton

Je participerai bientôt à un anniversaire sur le thème de Tim Burton. Je ne reprendrai pas mon costume du chapelier fou, dans lequel je ne rentrerais de toute façon pas. En faisant le tour des personnages de Tim Burton, le seul qui corresponde à mon format actuel serait la petite fille transformée en myrtille dans Charlie et la chocolaterie. Mais c'est pousser le vice un peu loin. Finalement je reste sur le film Alice au pays des Merveilles et je me dirige vers un personnage avec lequel je m'identifie spontanément (comment ça, je vous fait peur ?), j'ai nommé la reine de coeur.

Evidemment il faudra composer avec quelques contingences physiques et adapter un peu le profil. Simplicity a bien proposé un patron inspiré du film, mais pour être honnête, c'est un des plus moches patrons que j'ai vu.

Bref je pars pour un remix à ma sauce. Je compte monter la jupe sur un large bandeau en jersey pour le comfort. Pour le haut, la forme corsetée est exclue. Je pars donc sur un spencer qui résoud mon problème de cintrage sur le ventre et me fournit au moins les manches si typiques du personnages et puis, ça fait longtemps que j'avais envie d'en faire un. Reste la question du plastron. Je ne sais pas encore comment je vais le traiter, mais je penche plutôt pour un élément amovible... en espérant que ce ne soit pas moche !

Enfin il y aura un gros travail de coiffure et de maquillage. Je ne suis pas la première à m'y essayer et j'ai déjà repéré quelques inspirations sympathiques sur pinterest. Après avoir envisagé une perruque, je me dirige plutôt vers une coiffure genre belle époque : les coiffures en pouf tiennent très bien sur mes cheveux, il faut bien qu'il y ait un avantage à avoir des frisettes. Il "suffira" de monter les bouclettes en deux masses et de passer le tout à la bombe orange (sans oublier le shampooing pour le lendemain). Et on finit par une toute petite couronne sur le dessus.

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 21:53
Mme Arnolfini est-elle enceinte ?
Mme Arnolfini est-elle enceinte ?

Pour des raisons que je vous laisse deviner, je m'intéresse pas mal ces derniers temps à la façon dont on s'est vêtu par le passé quand on était enceinte. Je me suis déjà intéressée à la question lors de ma précédente grossesse, mais à l'époque, il n'y avait vraiment rien sur internet. Aujourd'hui on en trouve à peine plus.

Je commence donc par un rapide panorama de ce que j'ai pu trouver d'intéressant sur internet, dans d'autres blogs.

Les petites réflexions de Velours bleus et dentelles noires. Elle présente aussi ces réalisations "grossesse-compatibles".

Une réalisation regency chez En-robée.

En anglais, The victorian needle présente un corset de grossesse et d'allaitement pour les années 1860.

Une histoire des vêtements de maternité chez La mode au fil de l'histoire.

Et une autre approche en anglais.

Pour essayer d'y voir un peu plus clair, je me suis constituée un tableau sur la question sur pinterest. Première difficulté : je ne suis pas toujours certaine que ce qui est donné comme vêtement de grossesse le soit toujours (j'y reviendrai).

J'ai aussi trouvé quelques représentations de femmes enceintes. Il m'est alors venu une autre question : pourquoi faire représenter sa femme enceinte, ou pourquoi en tant que femme se faire représenter enceinte ? La question est d'autant plus pertinente que jusqu'à l'invention de la photographie (et même alors) se faire tirer le portrait n'a rien d'anodin. C'est un investissement et le portrait que l'on obtient à vocation à durer - quand ce n'est pas le seul portrait qui existera jamais de la personne. Il me semble que, tant qu'on ne sait pas répondre à cette première question, on ne connait pas les motivations du peintre et il est donc difficile de faire la part des choses entre codes de représentation et réalité.

Il peut d'autre part être parfois difficile de distinguer entre femme enceinte ou pas. Je me souviens ainsi de mes élèves de seconde qui étaient persuadés que toutes les femmes des tableaux de la Renaissance étaient enceintes alors qu'elles correspondaient tout simplement au critère de beauté de l'époque.

Et voilà pourquoi de prime abord le vêtement de grossesse d'autrefois me semble tout ce qu'il y a de plus insaisissable.

P.S. : une des interprétations du tableau des époux Arnolfini qui illustre l'article est que la femme serait enceinte. Pour ceux que ça intéresse, je renvois à un article paru dans la revue Le Portique et qui récapitule les différentes interprétations possibles : Catherine Jordy, "Le respect de l'interprétation. Une mise en abîme du miroir', Le Portique, 11, 2003.

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 22:49

Je passe beaucoup de temps sur pinterest. Non, pas beaucoup, trop. C'est d'ailleurs à se demander si le temps passé à regarder ce que font les autres ne m'empêche pas de faire moi-même... L'impression doit vous être connue. Du coup je me suis dit que ça ne serait pas mal de vous faire profiter de mes découvertes.

Deux sujets d'intérêts cette semaine.

Tout d'abord dans une optique de reconstitution médiévale, ça fait un moment que je m'intéresse au tissage au carton au Moyen Âge : on sait que la technique est connue, mais à quoi diable pouvait-elle servir au XVe siècle (c'est la période qui m'intéresse pour la reconstitution), à une époque où décorer ses vêtements avec des galons est carrément has been ? J'ai en tout cas agrandi ma collection de références cette semaine et découvert en particulier un vieil article sur le blog d'une autre Arachne qui nous propose de belles images et des propositions de reconstitutions :

Tissage aux cartons sur grands métiers et sur métiers portables
Tissage aux cartons sur grands métiers et sur métiers portables

Tissage aux cartons sur grands métiers et sur métiers portables

Et puis une autre technique qui me fait de l'oeil depuis un moment, le travail du cuir, avec deux jolies idées qui pourraient bien devenir des projets :

une pochette pour tablette, simple mais juste géniale de la marque bleu de chauffe (je ne connaissais pas, mais c'est beau ce qu'ils font)

et un tuto pour une petite pochette en cuir, là encore simplicité et élégance, sur le blog stitched.

Les coups de coeur de la semaine - 1
Les coups de coeur de la semaine - 1

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 14:44

   Je sais, je sais, vous vous sentez un peu esseulés. Ca sent l'hibernation par ici...

   Il va vous falloir encore un peu de patience, car, ma foi, je n'ai pas beaucoup de temps à vous consacrer en ce moment. Eh oui, je rédige ! Je rédige une thèse pour être précise et du coup, il ne me reste plus beaucoup (plus du tout) d'énergie pour écrire autre chose.

   J'ai pourtant plein de projets dans mes carnets et encore quelques réalisations à vous montrer. Il faudrait aussi que je rafraichisse un peu ce blog.

   Alors, voilà, on en reparle dans six ou huit mois, quand j'aurai soutenu. Promis.

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 21:09

    En novembre, nous avons joué en 1926. Depuis, je dois vous faire un post sur ma tenue, mais ça traine...

   Comme je ne suis pas très courageuse, je ne fais que les accessoires, ce soir. Mais il ya déjà quelques petites choses à dire. Allez une petite photo pour vous faire envie :

anniv ephrem 004

   Commençons par le turban ! Voilà une des photos qui m'a inspirée :

coiffure

   Il me semble que les urbans étaient très à la mode à l'époque. Pour ma part, j'ai opté pour un turban en tricot. La laine vient de phildar, c'est la très grosse laine express qu'il faisait il y a quelques années. Le modèle était dans un hors-série tricot de Fait-Main, mais les explications étaient tellement incompréhensibles qu'il a fallu que j'improvise le montage. Montage qui laissait d'ailleurs un trou devant, caché par une joli barette accrochée en travers. J'ai aussi mis une petite plume de paon pour couronner le tout comme une aigrette mais on ne le voit pas sur la photo.

   Indispensable, le sautoir de perles, très long. Les miens, je les achète 2€ sur le marché.

costumes 010

   Un autre indispensable, surtout en novembre (mais aussi en décembre, janvier, février et mars), les longs gants qui sont chics et permettent de ne pas mourir de froid tout de suite. Ils viennent de chez Claire's, tout comme le rikiki sac à plumes qui fait tellement années 20. Bah oui, on ne peut pas faire un costume années 20 sans plumes et sans perles.

   On a commencé par la tête, finissons par les pieds :

costumes 006

   Et l'inspiration :

chaussures

   J'adore la forme des chaussures de ces années-là. Souvent, elles sont décorées de façon somptueuse. J'avais une très vieille paire qui avait la bonne forme, je les ai améliorées grâce à des stickers pour téléphone portable : ce sont de grosses gommettes super collantes (et donc qui tiennent très bien) que je trouve sur le marché à 1€ la plaque. Les coutures sur les chaussures se prêtaient bien à ces motifs. Et voilà :

costumes 005

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 20:53

J’avais posté très succinctement début novembre sur le bal paradoxal. Je vous ai promis que je reviendrai sur mon costume et, non sans un certain retard, je me mets à tenir mes promesses.

Courant juillet j’apprends le projet de Fanny de monter pour la fin du mois d’octobre un bal « paradoxal ». Le projet me séduit tout de suite. Il s’agit d’un bal costumé dont l’ambiance doit s’inspirer de Tim Burton. Ca tombe bien, au même moment, il y a une exposition sur Tim Burton à la cinémathèque.

 

Mais au fait c’est quoi un costume paradoxal ?

Il y a quelques années j’avais réalisé une veste queue-de-pie qui trainait jusqu’au sol pour un costume de vampire. Il s’agissait en fait d’un patron qui venait d’un vieux numéro de Burda et qui était proposé pour accompagner une robe de mariée longiligne. En violet, porté sur une robe longue noire et avec un haut de forme, cela donnait une tenue assez sympa et je me suis dit que dans le pire des cas, je pourrais toujours porter ça, si je n’avais pas le temps de me faire un costume.

Mon but fut alors de créer une robe pour aller sous le queue-de-pie. Je me suis dit qu’une tournure serait pas mal puisqu’elle permettrait de faire reposer joliment les pans de la veste.

portable 10-12 084

Mais voilà, une tournure, ce n’est pas très original, et connaissant un peu les couturières qui gravitent autour de Fanny, j’avais peur d’être un peu habillée comme tout le monde, mais en moins bien parce que je manque d’expérience en la matière. Comment rendre une tournure paradoxale ?

En montrant la structure, bien sûr ! de sorte à ce que ce qui doit être caché soit apparent. N’est-ce pas paradoxal ? L’idée n’est pas parfaitement de moi. Elle s’inspire en fait des très beaux costumes du secret de Moonacre où on trouve ce genre de structures visibles.

moonacre

Voilà l’idée mais comment la réaliser ? J’ai trouvé en ligne cet excellent tutoriel pour fabriquer une tournure. J’ai donc reproduit le patron, puis je l’ai coupé après le 4e caisson à baleine. J’ai gardé le haut de la structure pleine et j’ai remplacé le bas par un réseau de caissons à baleines et de gros grain en utilisant mon patron complet pour calculer la longueur des uns et des autres. J’ai pris du gros-grain plutôt que du biais pour éviter que la structure ne se déforme mais cela reste très souple à cause des baleines spiralées et aussi parce que la structure n’étant pas pleine elle est moins résistante.

portable 10-12 069

J’avais trouvé en mercerie un très beau ruban avec les fleurs que j’ai cousu par-dessus le gros grain (on le voit sur la photo ci-dessus, mais pas sur les autres photos). Au bas, j’ai mis un large volant pour que la tournure soit aussi longue que la jupe. Mais l’idée de génie m’est venue en regardant Sherlock Holmes.

sherlock

J’ai flashé sur une robe d’Irina Adler. Vous voyez les volants, là, sur les fesses ? Il me fallait les mêmes. J’ai donc découpé une deuxième fois le haut de la tournure et sur cette deuxième pièce j’ai cousu trois volants, ce qui aurait été impossible si j’avais voulu les coudre directement sur la pièce baleinée.

portable 10-12 083

J’ai réalisé une jupe toute simple pour porter avec la tournure.

En haut, j’ai pensé à un gilet, comme on en voit sous les queues-de-pie. J’ai donc pris un patron de gilet que j’ai trafiqué en m’inspirant d’un gilet de mon mari pour ajouter un col haut.

costumes 002

Le patron n’est d’ailleurs pas parfait car le dos est un peu bossu mais je n’ai pas trouvé le moyen de redresser ça.

costumes 003

Quand j’ai eu fini cette tenue, je me suis rendue compte que le queue de pie était devenu superflu et que la nouvelle tenue se suffisait à elle-même.

Toujours en réfléchissant aux costumes de Tim Burton, j’ai remarqué plusieurs éléments récurrents : les rayures (c’est pour cela que mon gilet est rayé, j’avais aussi des chaussettes rayés violettes et noires achetées pour l’occasion), les mitaines et les guêtres. J’ai donc voulu avoir des mitaines. Je les ai faites au crochet d’après un modèle qui vient de Lion Brand.

mitaines

J’ai aussi ajouté un tour de cou avec un camée tête de mort qui me semblait bien se prêter aux circonstances.

Trois jours avant le bal, mon costume était prêt et avait fière allure. En cherchant un moyen de me blanchir le visage, j’errai de site en site et c’est alors que je suis tombée sur ce tutoriel détaillant la façon de reproduire le maquillage de Johnny Deep dans Alice au Pays des merveilles. Ce fut comme une révélation : c’est ça que je veux ! J’avais enfin l’idée de mon personnage, je serai le chapelier fou !

chapelier fou

Restait à préparer mon chapeau. J’avais des plumes de faisan achetés chez Temps d’élégance. Je pensais les mettre sur mon haut de forme pour rééquilibrer la silhouette. Ce ne devait pas être une mauvaise idée puisque c’est avant tout mon chapeau et ses plumes qui furent photographiés.

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Il faut dire qu’esthétiquement, les plumes de faisan, c’est superbe. Pour cacher la naissance des plumes j’ajoutais quelques petites plumes orange, de la même couleur que les cheveux et les sourcils du chapelier. Je les cousais directement sur le chapeau avec du fil noir. Je n’oubliais pas la fameuse étiquette qui orne le chapeau et en annonce le prix. Je la fixais avec une épingle.

Pour le maquillage enfin, j’investissais dans une bombe à cheveux orange (une seule bombe a à peine suffi à couvrir mes cheveux qui sont pourtant court). Je suivais le tutoriel sauf pour les sourcils. Dans le tutoriel ils sont faits en coton teint. Moi je préférais coller des plumes (les mêmes que sur le chapeau) sur mes sourcils avec de la colle à faux-cils. Ca a plutôt bien tenu puisque je n’ai eu qu’à recoller un sourcil une fois. Et j’étais assez contente du résultat ébouriffé et un peu effrayant, il faut bien le reconnaitre.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 21:54

Pour 2012, j’avais prévu de coudre des costumes pour ma fille, un costume steampunk, un corset ou encore un costume de femme pirate. Force est de constater que je n’ai pas vraiment tenu mes promesses.

Du côté des costumes pour Miz’, je n’ai finalement rien fait des intemporels : c’est bien simple, on lui a offert tellement de déguisements qu’il aurait été vain que j’en rajoute. Je lui ai quand même fait un costume XVe pour la reconstitution. J’ai pu finalement tester les intemporels pour ma nièce. Le résultat est très joli mais je n’ai pas de photo. En revanche on ne peut pas dire que ce soit grâce aux explications du livre.

Pour le costume steampunk, j’entasse les idées et j’hésite. J’ai déjà du tissu, mais je n’arrive vraiment pas à me décider.

Pour le corset, je n’ai toujours pas sauté le pas, mais je m’en rapproche de plus en plus. J’ai eu l’occasion de travailler avec des baleines pour la tournure du bal paradoxal et je me suis rendue compte que ce n’était pas insurmontable. Donc il n’y a plus qu’à sauter le pas, mais là encore j’hésite dans le modèle que je voudrais faire.

Au final, mes gros projets sont apparus au cours de l’année, à l’occasion des rencontres et des diverses propositions.

 

A mon programme pour 2013 ?

Un corset donc, oser enfin s’y mettre et se rendre compte, j’espère, que j’en suis capable. Je commencerais bien par celui-là.

corset

Si le patron vous intéresse, vous pouvez l'acheter .

 

Un costume 1910 pour un GN au printemps, peut-être.

Je rêve aussi de reproduire le costume d’Anna Valerious dans Van Helsing. J’aine beaucoup la combinaison du boléro, du serre-taille et de la blouse.

van helsing

Trouvée sur Ravelry cette robe :

robe klimt

(Giorgio di Sant' Angelo 1969 Klimt dress) me fait vraiment rêver et j’ai bien envie de la reproduire.

Enfin, côté reconstitution, je dois continuer nos costumes : houppelande pour moi, tenue complète pour mon mari.

houppelande

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 10:37

01-janv12

En janvier, on pouponne (et on tricote un peu).

02-fev12

En février, c'est carnaval, et on prépare les cartons

03-mars12

En mars, on déménage (et on égare un carton de costumes).

04-avril12

En avril, je change de look.

05-mai12

En mai, on retrouve la carton de costume et on fait la danse de la pluie.

06-juin12

En juin, on joue Théodora.

07-juil12

En juillet, je rédige ma thèse.

08-aout12

En aout aussi.

09-sept12

En septembre, premiers essais de reconstitution.

10-oct12

En octobre, bal paradoxal !

11-nov12

En novembre, cocotte des années 20.

12-dec12

Et un an après, ça a bien grandi !

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